Canada: ça c'est fait!

Canada: ça c'est fait!

Le Canada : ça, c’est fait !

Notre séjour au Canada aura duré 14 semaines : un peu plus d’un mois pour préparer notre monture et régler tous les détails et près de 3 mois sur les routes. Nous aurons traversé 9 provinces (Québec, Nouveau Brunswick, Ile du Prince Edouard, Nouvelle Ecosse, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Colombie Britannique) sur plus de 16000 km entre 2 océans, à travers les plaines et les montagnes.

Parcours sur les terres canadiennes

Lorsqu’on évoque le Canada, la première idée qui nous vient est souvent les grands espaces : voilà une idée reçue qui est bien vraie ! Nous avions déjà eu un avant goût il y a 5 ans au Québec, mais ce n’est qu’après notre traversée que l’on se rend compte de l’immensité de ce territoire. Les prairies sont interminables : un horizon plat et monotone qui s’étend sur des milliers de kilomètres. Les Rocheuses trônent majestueusement entre océan Pacifique et le reste du continent : les franchir resteront une souvenir impérissable. Les infrastructures déployées sont gigantesques et impressionnent, mais lorsque l’on s’imagine les pionniers venus pour ouvrir les passages afin de relier les deux côtes du pays grâce à la célèbre compagnie de train Pacific Railway, on ose à peine imaginer le défi. Heureusement des guides suisses sont venus leur tracer l’itinéraire ! 😉 Les côtes Pacifique et Atlantique n’ont rien à envier au continent : les paysages malmenés par les courants océaniques ont sculpté, au fil du temps, un littoral escarpé et tantôt vertigineux, tantôt idyllique tant à l’est qu’à l’ouest. Le contraste entre les plages de sable fin et les falaises est saisissant. Bref, vous l’aurez compris, nous en avons pris pleins les pupilles !!!

En revanche, nos papilles restent quelque peu sur leurs faims… En effet ce pays n’a pas de culture culinaire comme nous y sommes habitués en Europe. L’affluence du voisin au sud se fait clairement ressentir : restauration rapide et malbouffe sont omniprésentes. Nous avons tout de même constaté une évolution depuis notre premier séjour : il est plus facile de consommer des légumes au restaurant et il y a une prise de conscience du « bio » qui fait sont chemin gentiment. Les marchés fermiers fleurissent de plus en plus, mais l’accès à ces produits reste restreint, selon les endroits où vous vous trouvez, et surtout, très onéreux. D’ailleurs, notre budget s’en souviendra.

Pendant ces quelques mois nous auront eu l’occasion de rencontrer bon nombre de personnes sur notre route : des voyageurs comme nous et bien sûr des « autochtones ». Le canadien a cette facilité d’approche et cette sympathie dès la première phrase qui vous fait vous sentir à l’aise immédiatement. Nous ne comptons plus le nombre de personnes s’arrêtant pour nous demander si nous avons besoin d’aide car le capot est ouvert pour refroidir le moteur, faisant un détour pour nous faire partager un endroit à ne pas rater, prenant du temps pour nous donner des explications ou tout simplement pour converser parce qu’intriguer par notre bus… Nous avons la chance d’avoir été accueillis comme jamais nous n’aurions osé en rêver, tout d’abord par toi tonton Yvon, puis par vous tata Maryse et tonton Pascal et enfin par vous Sandrine et Simon. Merci… !

En plus de tout cette atmosphère conviviale apportée par nos rencontres, nous pouvons également être fier de nous : aucun meurtre n’est à déplorer à bord de notre maison roulante ! La vie à bord de Billy se déroule pour le mieux, la gestion de la promiscuité entre humains et chiens est excellente. Nous nous sommes concentrés sur l’essentiel, avec peu de matériel et beaucoup d’amour. Nous nous sommes très bien adapté à cette façon de vivre. Pas très difficile me direz-vous, lorsqu’on est en vacances permanentes, sans montre et ne sachant pas quel jour vit-on si ce n’est aujourd’hui… Le début était un peu déstabilisant pour nos loulous mais ceux-ci ont vite compris le principe et apprécient désormais leur nouvelle terrasse chaque soir.

Pause photo avant d’aller déguster du vin…

Après quatre mois, il ne nous manque rien, excepté peut-être un bon morceau de fromage et de viande séchée… et un bon Picon ! 🙂 Mais rien qui nous donnerait l’envie d’arrêter et encore moins de rentrer…

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